l'hébergeur OverBlog raconte de gros mensonges : normalement, si je publie un nouvel article sur ce vieux blog un peu à l'abaondon, ça devrait suffire pour faire disparaitre le kilotonne de pub qui s'emplile dessus. En tout cas, c'est que la plateforme Overblog affirme. Mais non, cela fait un bon moment que j'essaie, et la pub ne disparait toujours pas !

Donc je twweete pour vous le dire !

Hello les amis,

 

j'ai créé ce blog en 2005 à la sortie de Comment Les Systèmes Pondent pour soutenir la promo du livre et pour garder une vitrine sur le web.

Depuis plusieurs années, je n'ai plus trop le temps d'écrire dedans. J'ai déjà du mal à écrire régulièrement dans le Cercle des Echos, sur mon compte Twitter, sur le site et la page facebook de la SFM, sans compter mes présences sur les réseaux sociaux. Du coup, comme je ne l'entretiens pas souvent, la vermine s'y installe, et ce n'est pas joli. Il faudrait que je passe à la version Premium rien que pour pouvoir le mettre à jour moins souvent !

Logo_CG_square.png Pour couronner le tout, le site de ma société de conseil, L'internome, repiquera l'ensemble de mes blogations en les fédérant sous une même adresse, www.linternome.fr. Et comme je paie déjà un hébérgement, la vermine ne s'y installe pas. Donc si j'écris maintenant, j'écrirai là et pas ici.

Je vous dis donc à bientôt chez L'internome, conseil en évolution culturelle des entreprises

Pascal


C'est le bruit que fait la queue du cheval dans le pré quand il chasse les mouches.

Moi je viens de temps en temps mettre à jour mon blog de paresseux, parce que la pub s'y met quand je ne bouge pas suffisamment.

Logo CG square Seulement, voilà, j'ai plein d'autres trucs à faire que ce blog, alors les posts sont un peu irréguliers. Je viens de créer une société avec son propre site, vous pouvez le voir ici. 

L'internome, conseil en évolution culturelle des entreprises

 

Donc, plaf, avec toutes mes excuses !

Si vous écrivez un petit commentaire, comme ça je pourrai y répondre la prochaine fois au lieu d'écrire un article neuf...

insectes-mouches-12

Amitiés,

Pascal

 

Pourquoi inviter un méméticien à discuter des théories du complot ?

 

Tout simplement parce que les attitudes difficilement explicables par la raison humaine le sont parfois quand on se place du point de vue du pouvoir de réplication des solutions qu'une telle attitude transporte : messages d'alerte altruistes, explications dérangeantes qui nous donnent davantage la sensation d'exister, culture paranoïde généralisée dans une société animée par la peur...

Autant de facteurs qui augmentent la visibilité et la mémorisation d'influences minoritaires, et pourtant tenaces.

Des scénarios plus divertissants, plus originaux que la banalité quotidienne, plus libres que la raison dominante.

 

Si vous avez un jour consulté la page du site web de la Société Francophone de Mémétique relative aux objectifs poursuivis par l'association, vous avez pu voir les archi-indicateurs de succès suivants :

 

1. L'entrée des mots "mème" et "mémétique" dans le dictionnaire de la langue française

2. Le fait d'inviter un méméticien à la radio ou à la TV pour discuter d'un fait de société

3. Le fait d'enseigner officiellement la mémétique à l'université

 

impatience-logo.gifIl s'agit cette fois de l'indicateur N°2, déclenché par l'émission "Impatience" animée par Nancy Ypsilantis pour la Radio Suisse Romande.

 

L'émission consacrée aux théories du complot se trouve ici :

 Impatience "théories du complot" - 10 janvier

L'interview a eu lieu à Paris, avec un journaliste nommé Adrien Zerbini, que je salue au passage.

 

Amicalement,

Pascal

 

 

 


En 2005, dans Comment les systèmes pondent, j’évoquais le cas du commerce équitable comme illustration de ce que j’appelais à l’époque la « moralisation des flux », et qui n’est autre que la manifestation naturelle d’une capacité d’innovation de la société et de l’économie de marché elles-mêmes.

 

Récemment (octobre 2010 !) j’écoutais une conférence sur le thème « comment les entreprises intègrent le long terme dans leurs politiques ». Il est déjà remarquable de constater que la préoccupation long-termiste soit désormais si communément admise que l’on demande des comptes aux entreprises à son sujet, alors qu’il y a trois ans, en 2008, quand on découvrait les rubriques de Jacques Secondi sur le « temps long » dans le Nouvel Economiste, celui-ci faisait figure de pionnier. Mais ce qui m’a surtout frappé, ce sont les ponts sémantiques révélateurs du malaise et de la culpabilité des occidentaux face à la réalité de notre époque : le long terme est systématiquement associé avec le « non-profit » mais aussi, d’une façon délicieusement paradoxale, avec la notion d’innovation. Que peut-on lire entre les lignes ? Qu’il est urgent de trouver des solutions respectueuses des autres cultures afin de faire oublier que nous avons, plusieurs siècles durant, pillé le reste du monde avec cupidité.

 

Innover pour partager. Etre équitable et faire autrement. Comment organiser le regard du consommateur et le guider vers une solution dont l’avantage concurrentiel serait le respect d’une éthique ou d’une charte de bon comportement ? Une solution dans laquelle il se reconnaisse en tant que membre d’une communauté ? Dans les rayons des hypermarchés, les labels écologiques côtoient désormais les labels religieux. Les produits « commerce équitable » sont voisins des produits « halal ».

 

L’apport spécifique du méméticien est une nouvelle façon de décoder comment une niche de pratiques (par exemple des pratiques d’achat et de nutrition) s’organise autour d’attracteurs symboliques qui font échos aux systèmes de valeurs propres à une communauté, que celle-ci soit composée de bobos ou de musulmans pratiquants. Ces attracteurs symboliques prennent force d’être par leur capacité à combler le vide structurel d’une société qui s’est employée au fil du temps à dissoudre toutes ses hiérarchies et toutes ses solidarités.

 

En parallèle, on observe dans l’écosystème des entreprises une prolifération de laboratoires - ou simplement « labs » - dont le domaine d’intervention varie, de l’amélioration des produits et services à l’exploration de pratiques managériales propres à rétablir le bien-être et l’engagement déficient des collaborateurs. La relation réinventée avec le citoyen-client-consommateur se compte fréquemment parmi les ressorts émotionnels qui nourrissent ces petites machines créatives. Une grande entreprise qui n’a pas au moins trois ou quatre labs peut se considérer en retard sur la tendance. Ce phénomène est à prendre au sérieux de façon très positive car il démontre la capacité des organisations à restaurer leur propre potentiel de surprise et de transgression. Il capte une énergie altruiste qui sommeillait dans le cœur des salariés. Par ailleurs, il fédère des agents de changement insatisfaits dans le système de pouvoir hyper-rationaliste en place, souvent culturellement en avance sur le milieu ambiant, moins accro à la réussite que les cadres occupant des postes à responsabilités au-dessus d’eux (ou d’une autre façon) et aptes à les conseiller dans le meilleur des cas.

 

Aujourd’hui, dans les nombreux réseaux d’action trans-organisationnels qui fleurissent, au mépris des frontières entre les institutions, ces acteurs se côtoient, échangent, ressourcent leur énergie dans un climat de respect mutuel et de plaisir puisé au cœur de leur expérience personnelle de la révolution. Il en résulte un tissu fortement maillé ou prennent corps des clubs, des associations, des labos et des labels.

Syndication

  • Flux RSS des articles
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés